Quoi ?

RADIS, signifie « Résilience Alimentaire pour Défier l’Insécurité Systémique ». C’est un dispositif de simulation de crise d’approvisionnement alimentaire, basé sur un territoire réel, conçu pour stimuler un dialogue entre acteurs sur l’avenir de la chaine d’approvisionnement locale.

Avec qui ?

ATLASS est un consortium de recherche-action impliquant des associations, collectivités de différentes tailles, laboratoire de recherche, bureaux d’études et experts indépendants. Au sein de ce groupe, nous avons constitué un noyau de conception avec deux salariés du CIVAM et du bureau d’études Terralim, avec qui nous avons structuré l’ossature du jeu.

Résultat

Le jeu a été déployé dans quatre territoires, dans le contexte de projets alimentaires. A chaque fois, entre deux et quatre tables de jeu étaient mises en place, pour vivre parallèlement un scénario de crise. Tout le matériel de jeu (scénario, personnages, situations, cartographie, déroulé) a été conçu pour être adapté au terrain et aux besoins de concertation locale. Cela augmente bien sûr la pertinence des résultats obtenus, mais également l’implication de l’hôte, qui peut vraiment affiner le paramétrage de l’expérience !

Animation pour un projet Alimentation dans le Perche

Démarche

Pour obtenir ce résultat, nous avons commencé par interroger en profondeur pourquoi ce jeu était conçu. Quelle était l’intention derrière ? Quelle expérience s’agissait-il de faire vivre aux participants, quels résultats en tirer ? Notre base a été celle d’un atelier « stress test » animé par un expert national de la résilience alimentaire. Si l’expérience était immersive et impactante, il était clair qu’elle reposait sur la personnalité et le bagage de l’animateur. Il fallait faire rentrer ce processus dans le corps du jeu. Nous avons alors défini les piliers de conception, qui nous ont permis de tenir notre cap à travers les différentes étapes. Puis j’ai proposé plusieurs inspirations, plusieurs systèmes de jeu, en présentant les forces et les faiblesses de chacun. Un premier prototype papier-crayon a permis de valider le concept. Nous avons alors ouvert l’écriture aux autres membres du consortium, notamment les experts indépendants en résilience alimentaire et en gestion de crise. Ce domaine excelle en matière de simulation, nous avons pu beaucoup nous en inspirer. Les cadres que j’avais définis ont été ainsi remplis par les différentes parties prenantes, avec pour résultat une réelle implication de tout le groupe, qui se sent, à juste titre, parent et responsable du jeu. J’insiste là-dessus car c’est à la base de ma démarche, ce fameux bénéfice procédural : il y a autant, voire plus, à tirer du processus de création que de l’activité de jeu en elle-même, c’est pour ça que je vous implique au maximum dans l’écriture. Vous savez mieux que moi de quoi vous voulez parler, moi je me mets au service du comment.